AGENDA |
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| VENDREDI 10 MAI | |
![]() 20.00 / +NURSE+ / mix Le tissage sonore de +nurse+ est indissociable de son artisanat textile. Mixeuse et sérigraphe, cette infirmière pense autant qu'elle ne panse, questionne autant qu'elle n'apaise. Musicothérapie et cataplasmes. Sur fond de coton ou de nylon, elle recycle les motifs, superpose les images - couche après couche - jusqu'à la limite de la lisibilité. Sur fond de vinyle, ses mille feuilles sonores entrechoquent les genres, brouillent les pistes et jouent la dialectique entre le plomb et les plumes, entre le rose et le noir. Dans les deux médiums, +nurse+ manipule des matériaux à la symbolique hautement inflammable: slogans imprimés vs. hymnes nationaux maltraités. Accueillant quelques icônes récurrentes (une princesse médiévale nommée Silence, un squelette appelé Noise, des baffles ou des MiniDisc), son travail plastique est contaminé par son univers sonore. |
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![]() 21.00 / TUJIKO NORIKO / concertLes chansonnettes de la musicienne-graphiste Tujiko Noriko formeront probablement le set le plus pop de ce festival. Tout comme "Shojo Toshi" est un des albums les plus pop sortis sur Mego, le label viennois défricheur des musiques informatiques les plus inventives des années nonante. Par la voix Tujiko Noriko s'inscrit dans une tradition nipponne qui inclut des chanteuses comme Miharu Koshi ou Haco (du groupe After Dinner) mais, à la différence de ses aînées, elle délaisse les synthétiseurs et les guitares pour l'accompagnement plus granuleux de l'ordinateur. Tujiko Noriko laisse éclore une forme personnelle de chanson électronique: facile daccès mais jamais niaise, plutôt rêveuse et dinclinaison légèrement mélancolique, quasiment dépourvue de beats (mais pas de respirations) et qui, au bout de quelques écoutes, dévoile une inventivité incontestable dans le détail des arrangements et dans linsertion de micro évènements perturbateurs (grésillements, sifflements, glissandos digitaux) dans ses lignes mélodiques. Une étrange forme dacupuncture sonore où la caresse savère être la pratique thérapeutique la plus acérée pour nous toucher droit au cur. |
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| SAMEDI 11 MAI | |
![]() 15.00 / AMY DENIO / atelierPour cet atelier, la compositrice, saxophoniste, clarinettiste, accordéoniste, guitariste, bassiste et chanteuse autodidacte (ou presque si ce n'est un récent cours de chant liturgique avec Dhanashree Pandit Rai en 1995) se focalisera sur la rencontre entre la voix et l'électronique. Avec l'enthousiasme qui caractérise tous ses projets sonores, la musicienne américaine encouragera les participants - tant chanteurs confirmés que débutants - à découvrir les possibilités offertes par un effet électronique (le Line6 Delay Modeler) pour étendre leur tessiture et leur souplesse vocales. La machine qui sera utilisée permet entre autres de soumettre la voix à de multiples effets qui la modifient mais aussi de superposer de multiples couches de sons. >> site Amy Denio |
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20.00 / +NURSE+ / mix texte: voir 10 mai |
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21.00 / AMY DENIO (solo) / concert 22.00 / AMY DENIO + FRANCISCO LÓPEZ / concertAutodidacte, engagée, féministe et toujours en mouvement, cela fait plus de vingt ans que la multi-instrumentiste de Seattle trimbale avec enthousiasme sa "spoot music" aux quatre coins de la planète. To spoot? Par ce néologisme, Amy Denio définit toute action musicale qui "dans tous les milieux, encourage l'empathie et l'écoute active". Au cours de ce concert - où le public sera donc encouragé à ne pas rester coi -, la musicienne proposera ses uvres pour voix et électronique ainsi que ses compositions pour voix et accordéon dans lesquelles elle utilise des techniques vocales étendues afin de jouer sur les harmoniques. Amy Denio sera rejointe par l'électroacousticien espagnol Francisco López qui, depuis plus de vingt ans, peaufine une approche des sons environnementaux considérés non sous un angle documentaire mais comme de purs objets sonores, à la recherche de ce que le musicien nomme "belle confusion": une musique sans réponses forçant l'auditeur à l'immersion et au questionnement. Amy Denio et Francisco López ou la rencontre de deux conceptions d'un public actif. >> site Amy Denio >> site Francisco López |
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| DIMANCHE 12 MAI | |
18.00 / SIMON POPE / conférence >> + de détails (site Verbindingen-Jonctions #6) |
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| LUNDI 13 MAI | |
15.00 / ANDREY SAVITSKY / atelierAndrey Savitsky est un musicien biélorusse rencontré par +nurse+ et Pierre De Jaeger (Malgré les camions) lors d'un atelier et d'un concert à Riga. A ceux qui n'ont pas l'angoisse de l'écran blanc, il présentera son outil de travail: le logiciel Pd (pure data). Comme son nom, l'indique ce logiciel traite, en temps réel, des données pures ce qui lui permet e.a. de générer et de modifier des sons à partir de fichiers de son bien sûr - mais aussi à partir de n'importe quel autre fichier informatique (image, texte ou vidéo par exemple). Et inversement Le logiciel est mis à disposition en "open source": il est non seulement gratuit mais, surtout, constamment enrichi par des utilisateurs qui, tels Andrey Savitsky, programment de nouveaux "patches" qui étendent les possibilités du système et les mettent à disposition de la communauté. Enfin, volontairement austère dans la présentation de son interface, Pd utilise avec un minimum de "gaspillage" les possibilités de l'ordinateur et peut donc tourner sur des machines peu puissantes ou trop obsolètes pour des faire tourner des programmes de son qui jettent plus de poudre aux yeux. >> site Andrey Savitsky |
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20.00 / +NURSE+ / mix texte: voir 10 mai |
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21.00 / MALGRE LES CAMIONS / concertLe trio Malgré les camions réunira, spécialement pour Jonctions / Verbindingen #6, deux femmes et un martien tous trois acharnés collecteurs et accomodeurs de sons (gravés ou encore en liberté). Pour ce projet, ils entendent chercher des voies de sortie par rapport à une certaine impasse dans laquelle ils se retrouvent parfois coincés eux-mêmes, ils le confessent des musiques dites ambient et expérimentales: une certaine abstraction tombant dans parfois dans la vacuité du "son pour le son". Dans le monde réel et l'environnement culturel de leurs discothèques et vidéothèques, le glaneur et les glaneuses sont donc partis à la recherche de voix et de bruits signifiants, en rapport avec le monde du travail et du bricolage. Attendez-vous à un scoop: après la fin de sa carrière de star du manga, Astroboy s'est installé en Flandre occidentale où il conduit un semi-remorque! >> site Martiens go home |
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| MARDI 14 MAI | |
13.00 / CHANTAL DUMAS / atelierEn dix heures d'atelier réparties sur trois jours, la réalisatrice québécoise de nouvelles radiophoniques donnera une série de pistes qui devraient permettre aux participants de raconter leur propre histoire: "Comment approcher la création radiophonique? Quoi raconter et comment le faire. Le principe de base est que toutes les idées sont bonnes. Mais le plus difficile est darrêter son choix. Dans ce workshop, le son aura prédominance sur la parole. Une pièce collective sera réalisée par lensemble des participants. La création sera une uvre in situ, qui se développera à partir de sons qui seront captés dans le lieu même du stage et dans les rues avoisinantes. Cet atelier permettra de faire un rapide survol des différents temps dune production: de la naissance dune lidée, à lexploration du thème à lélaboration dun script, en passant par la prise de son, le montage et la réalisation finale. Tout peut être dit par le son, il ne sagit de sy arrêter. Cest ce que nous ferons." |
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15.00 / ANDREA NEUMANN + IGNAZ SCHICK / atelierAndrea Neumann et Ignaz Schick (mère et père de "Petit pâle", album enregistré en duo et tous deux actifs au sein de Phosphor, l'essaim berlinois de grésillement électro-acoustique) ont connu un parcours semblable. On les a vu tous deux s'éloigner de leur instrument d'origine, le piano pour la première, le saxophone alto pour le second. Si Andrea Neumann a conservé les entrailles de son instrument classique sous la forme de son cadre et de ses cordes, on peut se demander si elle joue encore du piano ou plutôt du micro contact, de l'éponge, de la baguette de barbecue Se rapprochant ainsi des mécanismes bricolés par son comparse qui utilisent également une large gamme de capteurs et de micros contacts soumis aux manipulations totalement désinhibées (mais toujours très zen) de leur concepteur. Cet atelier présentera donc une autre manière de produire du son: résolument débrouillarde, bricoleuse, affranchie de toute technologie informatique pré-formatée. >> site Zangimusic (label de Petit Pâle) |
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20.00 / RICHARD BARBROOK / conférence >> + de détails (site Verbindingen-Jonctions #6) |
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21.00 / TMRX / concertDans le livret de son dernier album "Difficulté de comprendre dans le bruit", Arnaud Jacobs (alias TMRX / Mark Mancha) conseille de régler le volume de ce disque la dynamique très étendue par rapport à un petit extrait de conversation inclus en plage zéro: "réglez le volume à un niveau réaliste comme si les personnes étaient dans la pièce avec vous." Ce souci de laisser à l'humain (et plus particulièrement à son moyen de communication le plus immédiat, la parole) son rôle d'étalon à partir duquel s'appréhende tout le reste du spectre sonore est une belle métaphore du travail de TMRX. Comme Malgré les camions, celui-ci récolte des sons environnementaux qu'il laisse ensuite sédimenter soit dans leur forme originelle et reconnaissable, soit digitalement modifiée et méconnaissable - dans des paysages sonores en cherchant à éviter les écueils de l'abstraction insignifiante. Pour son intervention du 14 mai, Arnaud Jacobs utilisera en partie des sons grappillés au cours des premiers jours du festival ou dans les archives de l'asbl Constant. >> site TMRX |
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| MERCREDI 15 MAI | |
15.00 / CHANTAL DUMAS / ateliertexte: voir 14 mai |
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20.00 / +NURSE+ / mix texte: voir 10 mai |
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![]() 21.00 / PETIT PÂLE (= ANDREA NEUMANN + IGNAZ SCHICK) / concertComment, à partir de son passé de petite fille lambda apprenant le piano classique à l'age de six ans, Andrea Neumann en est-elle arrivée, une vingtaine d'années plus tard, à jouer du piano démantibulé? On aimerait fantasmer ou fabuler en imaginant une version assez abrupte de ce moment libérateur où - telle une chrysalide se débarrassant de son cocon ou une enfant disséquant son jouet la musicienne se serait attaquée, pied de biche à la main, aux éléments désormais embarrassants de son instrument: clavier, pédales, caisse de résonance Délaisser le bois, l'ébène et l'ivoire, les matières nobles pour ne plus se focaliser que sur le métal des cordes et de leur cadre lointain cousin roturier et horizontal de la noble harpe. Même si l'évolution fut sans conteste plus douce et complexe, le résultat reste identique: la pianiste berlinoise trimbale aujourd'hui de par le monde son instrument réinventé, explorant la "Klavierinnenleben" ou les possibilités sonores des entrailles d'un piano greffé de micros contacts. Cordes pincées, grattées à l'éponge ou percutées à la baguette, grésillements, textures et silences: Andrea Neumann fait partie de cette nouvelle génération d'improvisateurs tant électroniques qu'analogiques - qui de Berlin (son comparse Ignaz Schick qui l'accompagne ici) à Tokyo (Toshimaru Nakamura, Taku Sugimoto ) substituent à la dynamique éruptive et extériorisée du free-jazz une pratique de la retenue, du détail et de l'introspection. Krrr Bzzz Chhhttt! >> site Zangimusic (label de Petit Pâle) |
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| JEUDI 16 MAI | |
15.00 / CHANTAL DUMAS / ateliertexte: voir 14 mai |
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20.00 / +NURSE+ / mix texte: voir 10 mai |
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![]() 21.00 / CHANTAL DUMAS / concert Depuis 1993, Chantal Dumas conçoit, produit et réalise de manière indépendante des nouvelles radiophoniques qui explorent des formes inédites de narration par le sonore. Ses montages de voix, de musiques éclectiques et d'enregistrements environnementaux ont toujours des racines profondément ancrées dans une réalité: "Il faut être au milieu des choses, les éprouver pour y devenir sensible." Ainsi, "The Little Man in the Ear", qu'elle nous fera entendre le 16 mai est un "road movie" radiophonique (co-réalisé avec Christian Calon) qui se nourrit d'une patiente cueillette sonore effectuée le long d'un périple de 20.000 km à travers tout le Canada (Montréal, l'Arctique, le Pacifique, les Badlands ) dans une petite camionnette bourrée de matériel d'enregistrement. Le plus souvent, les sons y sont à peine manipulés sauf, dans quelques séquences très précises, où ils sont totalement méconnaissables! La seconde pièce "A Work in Progress" entrelace de multiples voix et sons urbains (parcs, pigeons, automobiles ) sans oublier les musiques de deux villes (Montréal et New York) et de deux époques (les années cinquante et les années zéro). |
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| VENDREDI 17 MAI | |
15.00 / LINUX USERS GROUP / démonstration |
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20.00 / +NURSE+ / mix texte: voir 10 mai |
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21.00 / MAFUCAGE / live soundtrack"Mafu dernier des Androgynes / Enfermé 1000 ans pour ses excès de folie / Délivré de sa cage par infiltrations dondes cosmétiques / Dix ans après la prise de pouvoir par Big Brother / En remerciement il rend les masques et les instruments / Que les hommes dérobèrent pour construire Babylone / Merci de rester vivant." Autour de cette légende de la mise en cage de Mafu s'est regroupé un collectif de musiciennes basées à Paris, brouillant frénétiquement les limites et les carcans trop rigides entre électro, électroacoustique, dub, breakbeat, techno et musiques expérimentales. Après une série de performances ponctuant un périple ferroviaire Paris-Berlin-Moscou-Pékin qui les menait à la IVe Conférence internationale de la femme et de multiples apparitions dans les squats et free parties, ces disc women arracheuses d'étiquettes enrichiront d'une sculpture sonore en temps réel le film "La nuit" de Virginia Villaplana. |
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| SAMEDI 18 MAI | |
13.00 / KAFFE MATTHEWS / atelierMusicienne globe trotteuse et pédagogue plus sédentaire (e.a. fondatrice du cours de Performance Technology au Dartington College of the Arts), Kaffe Matthews tentera dans cet atelier de faire partager son engouement pour le logiciel d'échantillonnage en direct qui depuis sept ans lui a permis d'explorer tant de nouveaux univers sonores. La londonienne rencontre les deux créateurs de LiSa (live sampling) à STEIM (Studio for Electro-Instrumental Music) à Amsterdam en 1995: "Je leur ai dit ce que j'avais ressenti récemment en travaillant sur un nouveau système: le sentiment d'essayer de piloter le Concorde. Trop de choses à contrôler pour essayer de jouer, ça me restreignait. J'avais besoin de trouver quelque chose qui m'offrirait plus de liberté. Alors ils me dirent d'essayer LiSa. J'étais à vrai dire plutôt prudente Je descends à l'étage inférieur, je le branche, je mets en place quelques structures dans l'application (et je vous assure que je ne suis pas une championne de l'informatique), et quelques minutes après j'y entrais des séquences de violon et toutes ces choses incroyables en sortaient. J'étais en studio douze heures par jour, totalement enchantée. J'avais ENFIN trouvé ce que je cherchais depuis des années." [1] Depuis ce jour, Kaffe et LiSa ne se sont plus quittées. [1] Revue et corrigée, n°37, sept. 1998 >> site Kaffe Matthews |
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20.00 / +NURSE+ / mix texte: voir 10 mai |
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![]() 21.00 / KAFFE MATTHEWS / concert"Le violon est simplement la source sonore, le déclencheur physique. Si je l'utilise, c'est plutôt issu d'une coïncidence. La musique est la transformation de cet instrument en bois en une sculpture digitale en mouvement. Comment je suis arrivé là n'a pas d'importance, seule compte la musique." S'exprimant ainsi en 1998 [1], la musicienne londonienne n'était déjà plus vraiment violoniste, ou alors une violoniste marquée à vie par la découverte, trois ans plus tôt, des nouveaux mondes sonores rendus explorables par la greffe d'un logiciel d'échantillonnage en direct (LiSa - live sampling) sur l'ancestral instrument à cordes. Après "Ann" et "Bea", deux premiers albums de manipulation électronique de sons de violon, Kaffe Matthews en arriva même à ranger son instrument d'origine dans son étui. "Cécile", son troisième album - lui aussi sorti sur sa propre structure Annette Works n'utilise comme matière première que le silence toujours illusoire - des lieux où elle joue. Une création de son et de sens à partir du (presque) vide qui implique une attention exacerbée à toutes les micro granularités du son, à tous les surgissements inattendus de poésie de l'instant. On retrouve cette qualité d'écoute et cette propension à faire défiler des paysages digitaux lyriques et chargés dans ses duos avec d'autres artistes comme la performeuse Hayley Newman, le beach boy de l'électronique viennoise Christian Fennesz ou le très électrique guitariste Andy Moor (The Ex). [1] Revue et corrigée, n°37, sept. 1998 >> site Kaffe Matthews |
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22.00 / GAME OF MOBILE FORCES (= ANOUK DE CLERCQ + ANTON AEKI + JORIS COOL) / performance son et imageLa vidéaste Anouk De Clercq a toujours porté une attention particulière à la musique de ses films, faisant e.a. vibrer ses images sur des musiques de Karl-Heinz Stockhausen ou de Ryoji Ikeda ("Sonar" et "Petit palais"). Pour le projet présenté dans le cadre de Jonctions-Verbindingen #6, elle retrouve ses comparses de la vidéo "Whoosh": le sonorisateur extraterrestre Anton Aeki et le musicien et cinéaste d'animation Joris Cool. "Game of Mobile Forces" se veut un jeu de séduction sensuel qui fait flirter la musique avec l'image, l'acoustique (contrebasse) avec l'électronique (ordinateur). L'outil utilisé est le logiciel Touch 101 plutôt imaginé par ses concepteurs pour animer les pistes de danse des boîtes de nuit qui permet d'isoler certaines fréquences sonores et de les coupler à certains paramètres d'une image synthétique. Les variations de la musique bien évidemment jouée live induisant les mouvements de l'image. Un son et lumière digital en pilotage automatique? Bien sûr que non: ce serait sous-estimer l'intervention des trois humanoïdes qui restent aux commandes d'un dispositif technologique qui, régulièrement, continue à leur résister. >> site Anouk De Clercq >> site Anton Aeki |
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| DIMANCHE 19 MAI - DIMANCHE 26 MAI | |
![]() CYBORGS, REPLICANTS, CLONES... / programme de films et de conférences >> + de détails / programme complet (site Verbindingen-Jonctions #6) |
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